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Actualité touristique
Samedi, 26 Juin 2010 00:03




Il est question, en filigrane, de l'histoire d'une fratrie créatrice dans l'exposition "Bram et Geer van Velde: deux peintres, un nom" que le Musée des Beaux-Arts de Lyon consacre aux deux frères jusqu'au 2 août 2010. Elle a moins de séduction, de prime abord, que des expositions comme celle qui fut consacrée à Juliette Récamier et évidemment à "Picasso et les Modernes" dernièrement et pourtant, elle en vaut vraiment la peine. Présentée à Lyon après Beaubourg en rétrospective, elle permet de découvrir les tourments de la vocation artistique chez Bram, l'aîné, qui peint "ce qui l'empêche de peindre" et qui, à 85 ans, éblouit encore avec des œuvres qui témoignent, à la fois, de son énergie et de sa lassitude. Lui qui fut troublant d'indifférence, ou au moins de non expression, à la mort de sa compagne en 1959. Le cadet Geer (prononcer "Rere") est moins incongru, plus bourdonnant, vibrant, intense, mais calme et beaucoup plus apaisé. Les deux frères constituent un parcours entre le figuratif et l'impressionnisme et l'exposition donne à voir de nombreuses oeuvres qui n'ont pas été vues depuis longtemps. Il est indispensable d'en profiter.
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Un beau jour, en 1915, on déclara que l'absinthe rendait fou et la soeur de Rimbaud, rencontrant Verlaine pour qu'il détruise ce qu'il avait conservé de l'oeuvre de son frère, regardait avec condescendance et effroi l'alcool qu'il versait sur le sucre en équilibre sur la cuillère et qui était, pour les bons chrétiens, responsable de bien des folies. L'absinthe est née en Suisse au 18ème siècle dans une vallée qui ne marchait guère droit, le Val de Travers. Sa destinée en zig-zag était toute tracée. Au début, dans la capitale du Haut-Doubs, on compte 25 distilleries et le nombre "d'Assommoirs" qui vont avec. On sirote, en ces temps où il n'était pas question de modération sur les affiches, jusqu'à 15 millions de litre du sulfureux élixir. Paris et ses cabarets s'en empare. Il inspire poètes maudits et peintres impressionnistes. Interdit à la consommation, l'absinthe se fabrique une légende et devient encore plus convoitée. La Route de l'Absinthe en Franche-Comté raconte son épopée, les plantations, les séchoirs, les musées, la gastronomie, les distilleries et les fêtes de l'absinthe. Entre Pontarlier (25-Doubs) et Noiraigue en Suisse. Sur le dos des contrebandiers, elle se jouait des frontières plus encore que le chocolat...
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