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Écrit par Martine Montémont
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Lundi, 12 Octobre 2009 18:42 |
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Les téléspectateurs de Rhône-Alpes Auvergne ont de la chance. Ils peuvent regarder chaque dimanche à 11h30 pendant le décrochage régional, la belle Odile Mattéi dans son émission "Goûtez-voir". Si je vous parle d'elle, c'est qu'elle fait vraiment la différence parmi toutes les émissions de gastronomie.
Odile n'est pas coincée dans une cuisine à l'image de Valérie Expert. Elle ne joue pas les stars et les mannequins comme Julie Andrieu et surtout, surtout, n'en déplaise à ma consoeur de Lyon People, elle n'a rien à voir avec Jean-Luc Petitrenaud. Lequel plaît beaucoup, j'en conviens, aux amateurs de terroir, mais diffuse des émissions parfaitement indigestes. Non pas qu'elle ne soient pas plaisantes, après tout, à sa suite, on voyage en France. |
Mais, passez-moi l'expression, avec Jean-Luc, on a l'impression qu'on ne va jamais arriver à se lever de table, rien qu'à regarder. A la télé, c'est un comble ! Je passe aussi sur François Simon, qui opère à couvert sur Paris Première, cultivant ainsi l'anonymat le plus scrupuleux, sauf que je ne connais pas beaucoup de chefs qui ne le connaissent et ne le reconnaissent pas.
Ce que j'aime chez Odile, c'est sa vivacité, sa vraie gourmandise qui ne rime pas avec goinfrerie. Qu'elle mette la main à la pâte, ce qui fait d'elle une fine cuisinière à la table de laquelle il fait bon s'installer. Qu'elle a des goûts simples. Elle raffole de l'entrecôte de Salers, aime les casse-croûte à base de saucisson et de fromages régionaux comme la fourme d'Ambert dont elle a été l'an passé, une des dames au coeur tendre (lol). Et encore qu'elle ne passe pas son temps, quand elle prépare une recette avec un chef, à faire "mmmm" pour montrer que c'est bon. Son registre est plus vaste et ce n'est pas facile de varier les genres, mais elle y arrive.
Résultat, dans sa vaste région, tout le monde l'aime. Les Toques Blanches Lyonnaises et leur président, l'imposant Christophe Marguin ne jurent que par elle. Parce qu'elle sait aussi célébrer ceux qui comptent quand il le faut. Pour les journées du Patrimoine 2009, elle a mis Paul Bocuse à l'honneur, photographié tous les chefs avec lui et fait pleurer la Mère Richard. Elle a enfilé sa polaire pour s'installer à Saint Martin-de Belleville (73 – Savoie) autour de la table des Meilleur (c'est leur nom) du restaurant La Bouitte, dressée en cette saison d'automne, dans le jardin. Avec elle, René et son fils Maxime, ont devisé longuement produits de terroir, cuisine raffinée et casse-croûte chic de montagne.
Elle a suivi Nicolas Le Bec dans sa fameuse rue avec les boutiques gourmandes qui entourent son restaurant installé à la Confluence, le nouveau quartier de Lyon en plein essor. La semaine suivante, elle grimpait dans une montgolfière pour survoler le lac Chambon et apprenait à préparer le boudin aux pommes dans une feuille de brick (elle précise, "bien souple"). Odile pourrait presque ouvrir un restaurant.
Une idée de reconversion peut-être, mais je ne crois pas que ce soit son truc. Pas vraiment. Odile plaît à la caméra et ensemble, elles tutoient les chefs qui ronronnent d'aise. Mais il faut savoir que, chaque année au mois de juin, elle se bat pour que son émission, qui récolte pourtant une des meilleures audiences de France3, soit reconduite d'année en année. Elle rame et avec le sourire quand elle est à l'antenne. J'ai envie de lui dire, comme disait ma grand-mère (personnage de référence de cette chronique) : "S'ils n'en veulent pas qu'ils n'en dégoûtent pas les autres !" Si France3 Rhône-Alpes-Auvergne ne veut plus de tes services, Odile va donc voir en national. Sur Téva par exemple qui diffuse tes vidéos. Ou ailleurs. Sûr que tu plairas ! |
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Installée en Savoie, près du col du Petit Saint Bernard que franchissaient autrefois les colporteurs qui vendaient le drap sur les marchés, la filature Arpin fabrique toujours, de manière ancestrale, le fameux drap de Bonneval, unique au monde. Les produits, archi tendance, sont exposés désormais dans un tout nouveau showroom. Conseils à l'appui. Il s'agit de tissus de laine rendus inusables par l'usage du savon noir dont ils sont enduits après 17 opérations de nettoyage, séchage, cardage, grattage, bobinage, foulonnage... Comme la filature le fait depuis 8 générations. Et, même si l'on produit toujours, à Séez Saint Bernard (73-Savoie), les fameux knickers qui équipent les expéditions polaires et himalayennes et la Compagnie des Guides de Chamonix, ce qui emballe le plus les fashionitas, c'est l'utilisation du drap de Bonneval en déco. D'où le fameux showroom au coeur même de la filature. Sur 100m2, on expose et on conseille. Les nouveautés sont nombreuses et la filature Arpin n'hésite pas à mélanger son drap de laine avec des matières nobles comme le cuir, le chanvre ou le lin. On trouve les tissus sous forme de métrages, de plaids, de coussins, de couvertures et de tapis dans des coloris très "montagne" comme le vert lichen, le bleu glacier et les camaïeux de rouges. Le grand jeu, c'est de détourner les objets pour habiller un canapé, utiliser une couverture en jeté de lit et une muletière bien rustique en revêtement mural. Les hôtels des Alpes comme le Beauregard à la Clusaz, utilisent le drap de Bonneval pour faire des doubles rideaux bien cosy et sans doute les retrouvera-t-on dans le futur 5 étoiles "Au Coeur du Village" qui doit ouvrir l'hiver prochain... Ajoutez ce flux RSS à votre lecteur préféré
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