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Jeudi, 27 Août 2009 14:45

La montagne est bien contente et moi avec ! C'est toujours gratifiant d'avoir raison et, quand on sait que tout le monde tendait le dos pour cette saison touristique 2009, avec la crise qui mettait l'épée dans les reins aux vacanciers aussi bien qu'aux acteurs du tourisme, les résultats surprennent les professionnels eux-mêmes.

Chaque année depuis 2 ans, Rhône-Alpes Tourisme réalise des bilans de saison sur sa région avec Ipsos. Lesquels résultats se retrouvent, pour la plupart, parfaitement confirmés par ceux de l'Observatoire Régional du Tourisme qui travaille, lui, sur des données réelles, mais ne les délivre que 2 ans après. Le temps de les traiter...

Je vais vous raconter un peu tout cela. Avec des chiffres (une fois n'est pas coutume) et je l'assortirai ensuite de quelques commentaires personnels tout droits sortis de l'expérience. Bon, aujourd'hui 27 août 2009, on sait que la saison s'est excellemment passée dans les Alpes. Vous avez profité de la montagne et vous avez bien fait. Ai-je réussi à vous convaincre ? J'ai passé moi-même des semaines divines. J'y ai même pris toutes mes vacances alors, qu'en principe, chaque année, je passe une semaine à la montagne et une autre un peu plus loin dans le bassin méditerranéen, y compris en Provence et sur la Côte d'Azur. J'ai appris, au dépouillement de cette enquête, que j'avais fait à peu près comme tout le monde. C'est bon d'être original !

Pour 77% des professionnels rhônalpins du tourisme, la fréquentation de leur établissement a été bonne en août 2009 (59% en 2008). Malgré un mois de juillet un peu bâtard, comme chaque année. La faute aux vacances scolaires qui le grignotent et le rendent moins disponible. Mais le 14 juillet ayant connu une météo superbe, la fréquentation des Alpes s'en est trouvée multipliée. Et puis, il y a toujours le Tour de France. La route du Col du Colombier qui conduit au Grand Bornand (74 – Haute Savoie) est encore jalonnée d'inscriptions et de drapeaux à pois saluant les grimpeurs. Il faut dire qu'ils ont eu Sarko !

Les gens de la région ont économisé l'essence. 38% de Rhônalpins sont allés en villégiature dans leurs montagnes (30% en 2008). Suivis de près par les Parisiens (34%), les gens du nord (25%), les habitants de la Côte d'Azur (18%), venus se mettre au frais et même les Bretons (12%) qui sont venus chercher le soleil qu'ils n'ont pas eu dehors. Les étrangers, que l'on n'attendaient plus, étaient au rendez-vous quand même. 45% d'Anglais en montagne, 37% de Néerlandais et presque autant de Belges. Un peu moins d'Allemands et d'Italiens, mais quand même. Tout ça nous donne 78% de professionnels rhônalpins satisfaits de leur saison, c'est à dire 6 points de plus que l'an passé. La crise ? Quelle crise ?

Il ne faut pas s'illusionner. Rien n'est tombé du ciel. C'est là que je vous mets mon petit grain de sel. Si la région Rhône-Alpes s'en est sortie malgré une conjoncture calamiteuse, c'est que les professionnels ont fait ce qu'il fallait pour ça. 40% d'entre eux envisageait, en juin, de faire de la promotion. Effort sur les prix, activités organisées, Wi-Fi gratuit, baisse effective de la TVA, communication active sur Internet... Tous l'ont fait ou presque, poussés par la nécessité. Mais les résultats sont là.

Je pense à tous ces hôtels dont je vous parle. Le Beauregard (74 – Haute-Savoie) à La Clusaz, qui proposait de conduire les ados en séjour à la plage au bord du lac d'Annecy et qui a répercuté la baisse de la TVA avec la dernière des énergies. Le Chabichou à Courchevel (73 – Savoie), véritable camp retranché de douceur dans une station qui ferme ses luxueux établissements l'été et vrille les nerfs de ceux qui séjournent à ce moment là en éventrant les rues avec les marteaux piqueurs. Les pensionnaires étaient nombreux à profiter de l'excellente cuisine de Michel Rochedy et de son MOF Stéphane Buron, tandis que Nicolas Rochedy mouillait la chemise pour que le Chabichou garde son âme là où la clientèle - volatile par-dessus le marché - pousse les hôteliers qui veulent rester clean dans des retranchements pas toujours évidents.

J'ai découvert aussi à Méribel des hôtels comme l'Orée du Bois ou encore l'Allodis et son chef Alain Plouzané, deux 3 étoiles de luxe qui honorent leurs clients en assurant la saison d'été. C'est d'autant plus méritoire que les plus sensibles à la conjoncture actuelle, ce sont les hôtels. Problème d'adaptation. Quand les campings 4 étoiles, dont la belle clientèle CSP++ investit les chalets et bungalows, proposent le Wi-Fi même sous les tentes et multiplient animations et activités, certains hôtels sont à la traîne. Sans doute ceux qui constatent que la saison n'a pas été bonne, quand les autres sont plutôt satisfaits.

Avec les propositions de dernière minute et les promotions, il fait bon attendre un peu avant de réserver. Mais l'enquête de Rhône-Alpes Tourisme est formelle, les clients veulent davantage de confort, davantage de services et payer toujours moins cher. Antinomique ? Pas tant que ça... Le problème, à mon sens, ce sont les extras. On s'offre un séjour à prix canon, négocié comme dans les souks (c'est très tendance, même si pas chicissime...), et on se fait faire les poches avec la bière au bar facturée 8EUR, le mini-golf et la luge d'été hors de prix (quand il n'y a pas de Pass prévu), les verres en terrasse et les glaces qui laminent le billet de 20EUR et le restaurant, d'un rapport qualité-prix pas assez évident. A mon avis, tout est là. C'est dans ce sens-là qu'il faut réfléchir et ne pas se dire, qu'une fois accordées de conséquentes réductions, on récupérera au virage.

Penser aussi à l'accueil qui, s'il s'est amélioré, se doit encore de faire des efforts. Dans les années qui viennent le nombre de touristes va certes doubler, mais les propositions commerciales seront multipliées par 3 et dans le monde entier. Seuls les meilleurs et les plus pugnaces survivront. Eviter donc de coller des clients dans l'arrière-cour quand la terrasse avec vue sur la vallée est vide, sous prétexte qu'ils ont réservé les derniers et que les tables sont attribuées dans l'ordre de réservation, pas dans celui des arrivées. (3 tables pourtant réservées sur la terrasse n'ont jamais été occupées...)

Eviter aussi certaines réflexions et tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de se taire. Comme aurait dû le faire cette hôtelière, pourtant agréable, (à la limite de l'obséquiosité même...) qui a tout de même dit à une toute jeune femme qui lui demandait gentiment sa note avec un beau sourire, qu'il manquait le "petit mot magique". La jeune cliente n'avait pas rajouté "s'il vous plaît", alors que tout, dans son discours était poli, obligeant et même gracieux. J'ai vu la jeune femme s'empourprer, rajouter un "s'il vous plaît Madame" gêné. La commerçante était très contente d'elle. Pas sûr toutefois que la jeune femme et son compagnon auront très envie de revenir. Ils avaient à peine plus de 20 ans. C'est ballot de tuer ainsi les bonnes volontés dans l'oeuf !


 
 

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Le monoï est à Tahiti ce que l'huile d'Argan est au Maroc. Une huile traditionnelle utilisée au quotidien en Polynésie et dont les bienfaits sont infinis. Elle sert à adoucir et protéger la peau, mais elle est aussi une ressource économique pour l'archipel. Par la culture des plantes, la fabrication, mais aussi avec la mise en place de la "Route du Monoï", première route touristique polynésienne qui s'articule en 22 étapes à suivre seul ou accompagné d'un guide. Elle part du marché de Papeete et musarde entre les instituts de cosmétologie, la parfumerie Tiki, l'Institut du Monoï, mais aussi le Spa du Radisson et du Manava Suite Resort et tout aussi bien et simplement chez l'habitant. Du 17 au 20 novembre se déroulera la Semaine du Monoï et, en attendant, les plus pressés rejoindront du 8 au 13 juillet le festival "Heiva I Tahiti" pour découvrir les danseuses qui ondulent en "moré" (cette jupe faite de fibres végétales), en offrant le collier de tiaré aux visiteurs, mais aussi les épreuves traditionnelles de grimper au cocotier, lever de pierre, décorticage de coco, courses de pirogue et tous les objets de la grande exposition artisanale...
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