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Jeudi, 11 Mars 2010 23:29 |
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La concurrence, pour la destination d'Agadir sur les bords de l'Atlantique - «une vraie mer » comme le disent certains Marocains qui n'oublient pas de rappeler que leur pays n'est pas enclavé dans les bords de la Méditerranée - ce n'est pas les plages des îles avec les cocotiers, ni même la Riviera française ou italienne, c'est Marrakech, ses riads de luxe, ses beautiful people, son statut de 21ème arrondissement de Paris et de 10ème arrondissement de Lyon. Mais on a quand même le droit de regarder un peu ailleurs, vers les rives de l'Atlantique justement.
Le Maroc respire. L'air du large précisément et Agadir se souvient que si les Portugais sont venus un jour s'imposer sur leurs rives, c'est qu'ils n'avaient qu'à se laisser glisser. Toujours est-il que la destination Agadir a le vent en poupe. |
Royal Air Maroc qui propose déjà 11 vols direct au départ de Paris, vient d'en mettre 2 en place ( le samedi et le lundi) au départ de Lyon-Saint-Exupéry. Idéal pour un long week-end au bord d'une des plus belles baies du monde et dans une ville où le soleil brille 300 jours par an. Cela dit, mieux vaut ne pas tomber sur les 65 autres si on veut exclusivement profiter de la plage. Mais, en matière de météo, qui peut promettre l'absolu ?
Il faut surtout savoir qu'à Agadir, le temps change jusqu'à 4 fois par jour. Ce qui donne autant de raisons d'espérer si on se réveille à l'hôtel sous le déluge des pluies de printemps. Tout à l'heure, il fera beau. C'est vrai. Ce qui donne l'occasion d'une balade sur une plage de sable blond, d'une longueur de 10km entièrement aménagée. Y compris équipée d'une liaison wi-fi. Ce qui permet de contourner les tarifs exorbitants pratiqués dans les palaces du bord de mer pour ce service incontournable de nos jours. Le prétexte avancé est que les télécomms au Maroc, qui jouissent du monopole, pratiquent des tarifs élevés. Mais il faut vivre avec son temps.
Evidemment les hôtels 5 étoiles offrent les prestations les plus accomplies et surtout des Spa de rêve avec des soins très ciblés. Enveloppement aux plantes aromatiques ou au henné pour repartir avec une peau dorée, bains chauds à l'eau de mer et les fameux massages à l'huile d'argan, le trésor local, issu d'un arbuste qui ne pousse qu'au Maroc et dont les propriétés sont époustouflantes.
Les hôtels en question sont de véritables Resorts avec un vrai luxe d'équipements. Plusieurs restaurants qui proposent une cuisine internationale et aussi locale. La cuisine marocaine étant, avec la cuisine italienne, française et chinoise, une des meilleures du monde. Sachant qu'elle ne se limite, pas loin de là, à des variations sur le couscous.
C'est à l'Atlantic Palace que cette cuisine locale est particulièrement réussie. Le Sofitel, qui tient le haut du pavé et débouche comme les autres sur la plage, est moins convaincant et l'absence de terrasses dans les chambres (c'est une volonté de l'architecte pour inciter la clientèle à profiter de l'extérieur), le rend un peu moins séduisant que le Royal Atlas, chouchou des tours-opérators comme Maroc for you qui le mettent de plus en plus en avant dans leurs programmes.
Reste que, en dehors des joies de la baignade et des plaisirs des massages, hammam, jacuzzi et autres soins-soins, ne vous laissez pas dire qu'il n'y a rien d'autre à faire à Agadir. Le shopping, par exemple. A la Médina de l'architecte italien Coco Polizzi, amoureux de la ville et où se regroupent les artisans les plus talentueux. C'est un lieu magique qui apporte la preuve que l'architecture de la reconstruction d'Agadir peut-être aussi très réussie.
Il y a aussi le plus grand souk marocain qui vaut pour toute la maroquinerie, mais aussi pour les vastes étals de fruits et légumes que l'on regrette de ne pouvoir rapporter dans ses valises. Mûres à point les fraises et les tomates en plein mois de février n'ont rien à voir avec celle qui sont cultivées à destination de l'exportation (c'est à dire nous). Tout juste les croque-t-on directement en sortant du marché (bien lavées à l'eau minérale de préférence...) ou en profite-t-on dans les cocktails aux fruits qui explosent de saveurs et de couleurs, comme ceux dégustés à Sofitel.
Côté gourmandises, il y a les pâtisseries de chez Tafarnout que l'on met, celles-là dans ses valises et, au chapitre des loisirs, le grand nombre de golfs installés dans la région (un autre parcours devrait voir le jour au printemps...). Là, point de mer, ni de vagues, mais des greens parfaits et une hôtellerie exceptionnelle pour un séjour de détente et de repos au Golf du Soleil. Reste, après un tour sur le port et un déjeuner de salades fraîches et de poissons grillés, à faire une incursion dans le souk berbère tout près du front de mer. Les cuirs (Immouzer N°26, tout en haut de la rue...) et les bijoux y sont remarquables et il y a des affaires affolantes à faire pour les serial-shoppeuses.
Toute la culture berbère imprègne Agadir où ceux que l'on appelle les Amazighes sont très nombreux. A peu près 60% de la population de la région est berbère. Les arabes se limitent à 20% à peine. D'où le Musée Municipal du Patrimoine Amazighe d'Agadir qu'il ne faut surtout pas manquer. Pour découvrir les greniers à grains de la campagne environnante (l'origine du mot « Agadir » qui signifie justement « grenier à grains »), les portes anciennes des habitations rurales, les tapis qui utilisent les couleurs naturelles du henné, du safran, de la garance et les fameux bijoux berbères en argent étonnants de modernité.
C'est la liaison obligée vers le pays des arganiers, qui poussent tout autour de la ville en direction de l'Anti-Atlas. A découvrir absolument pour la beauté des paysages, les roses, les lauriers-roses et les amandiers et la gentillesse des populations. On y va dans les semaines qui viennent... |
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Bons Plans & Codes Promos

Dans le cadre de Crest Jazz Vocal du 1er au 7 août, ce sont les voix jazzy qui s'envolent dans le ciel pur de la Drôme. Celle de Marie Joannon, vue comme un instrument sans parole qui se mêle au saxophone, au piano, à la guitare et au cor du Maze Septet qui se produit au théâtre de Verdure de Grâne. Mais aussi la trompette à quart de ton d'Ibrahim Maalouf qui raconte son Liban natal; des polonais qui chantent en 6 langues; un trompettiste qui rend hommage, en duo, en trio, en quartet, en quintet ou en big band à la "great black music" et la voix de porcelaine de la Coréenne Youn Sun Nah... Ajoutez ce flux RSS à votre lecteur préféré
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