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Mardi, 19 Janvier 2010 23:22 |
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Le talentueux Monsieur Le Bec ne lâche jamais l'affaire. Alors même que paraissait son livre "La Cuisine des Voyages" chez Glénat l'an passé, il suivait son idée de monter un restaurant où 3 à 400 personnes pourraient s'installer pour y manger une cuisine accessible, raffinée, imaginative mais profondément respectueuse des produits et inspirée par les 4 coins du monde. Il l'a fait et c'est ouvert depuis l'automne dernier. La Rue Le Bec avait besoin d'un lieu qui ne ressemble pas à la ville de Lyon telle qu'on la connaît de réputation.
Il fallait une adresse inédite, totalement en devenir, très XXIème siècle. Il s'est installé à la Confluence, le nouveau quartier, "the place to be". Encore sordide il y a peu avec ses anciens immeubles des douanes et du port fluvial tout cassés, les décharges sauvages et l'expo "Our Body" pour couronner le tout... Glauque. |
Mais depuis, les immeubles poussent comme des champignons et pour un peu on irait s'y remonter le moral et oublier la crise le dimanche après-midi en découvrant ce quartier tout en construction, mais déjà florissant. Le futur "Pôle Média" achève de se monter. Le Progrès de Lyon est déjà installé, les immeubles à vendre ou à louer font de l'oeil à Euronews, le Conseil Régional s'apprête à abandonner ses locaux au vert de Charbonnières pour s'installer là où ça bouge.
Ses 400 couverts, Nicolas le Bec les atteindra facilement. Dans ce lieu vibrant, tout nous est promis. Piscines, centre commercial, boutiques, restaurants posés sur des îles artificielles au milieu de la Saône. Et chaque jour, à l'heure du déjeuner, tout ce que le quartier compte de pionniers déjà installés vient faire ses emplettes. C'est pour 3 euros environ, une salade à emporter que l'on compose soi-même, la sauce que l'on choisi, exotique ou plus conventionnelle, la baguette que l'on achète à la boulangerie.
En feuilletant le livre de Nicolas, on voit le chef en vadrouille, le nez au vent, en jean et tennis à Shangaï, à Marrakech, à Sao Paulo, à Naples. Et là où il se régale, même s'il est attendu dans un restaurant de luxe où est organisée une semaine gastronomique autour de lui, c'est sur la place Jemaa El Fna à Marrakech où il avale une assiette d'escargots au fenouil. Sur les marchés et dans les cantines populaires, installé sur un coin de table poisseuse pour y faire un des meilleurs repas de sa vie : brochettes de poulet grillé et citronné et une soupe dans laquelle flotte quelques étoiles de cardamome. A Shangaï, il soulève les couvercles des marmites dans la rue pour humer les parfums. A Naples, il déguste debout, sur une serviette en papier, une pizza repliée pour éviter qu'elle ne refroidisse.
C'est un peu cette ambiance que l'on retrouve Rue Le Bec le dimanche au brunch par exemple. On défile devant les marmites, on aspire quelques huîtres archi fraîches que l'on accompagne de pain de seigle au beurre d'algues, pendant que d'autres clients les choisissent à emporter. On abuse des pizzas et on retourne au plat. Derrière les banques où sont posées les assiettes, des cuisiniers qui viennent des 4 coins du monde vendent leur soupe et poussent à la gourmandise. Une jolie jeune femme thaïe qui sourit sous sa toque de cuisinier, raconte que le wok que l'on déguste, c'est elle qui l'a préparé.
A l'entrée de la rue, on achète le pain pour le soir, on choisit des fleurs en quittant le bureau pour offrir en cadeau de soirée. On s'installe aussi pour boire un verre de Beaujolais devant les tonneaux de la boutique des vins à tout heure de la journée et même tard le soir et on ne s'étonne en aucune façon de croiser Nicolas toujours sur les 4 chemins et pourtant toujours là. Toujours "à la rue" en fait comme le dit sa messagerie.
Dans ce qui devait être un espace gastronomique pour une trentaine de tables et qui est resté rue Grolée à Lyon, il a installé un salon et, juste à côté une suite pour que le client venu d'Ibiza ou de Shangaï ou de n'importe où puisse passer la nuit. A la belle saison, on s'installera sur la terrasse face à la Saône et tout le quartier, qui aura encore évolué, continuera à bruisser autour de la Rue Le Bec. Pendant ce temps-là, Nicolas continuera à voyager. Au moins dans sa tête et avec ses stagiaires et ses cuisiniers et, comme toujours, il oubliera de dormir et on le trouvera le matin avec ses cheveux ébouriffés et son air de sortir de son lit. Où semble-t-il, il ne va pas souvent. |
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Bons Plans & Codes Promos

Le défilé des compagnies et des amateurs qui clôture tous les 2 ans la Biennale de la Danse à Lyon, est considéré par Guy Darmet, son fondateur en 1984 et directeur de la Maison de la Danse, comme une apothéose. Avec plus de 4500 participants dans les rues de Lyon, il a atteint son but: celui de faire aimer la danse au plus grand nombre. Formidable objectif. Depuis sa création, la Maison de la Danse a accueilli les plus prestigieuses compagnies, fait faire leurs premiers pas aux plus illustres chorégraphes. Le titre de "capitale mondiale de la danse" attribuée à Lyon à la suite des efforts de Guy Darmet n'est pas usurpé. Il passera la main après la Biennale de 2012 à Dominique Hervieux, mais il reste, en attendant, le maître d'oeuvre de cette édition 2010, la 14ème du 9 septembre au 3 octobre, qu'il définit lui-même comme "un oiseau libre" sans thème, sinon qu'elle proclame "Encore" avec gourmandise et organise le défilé "ce joyau festif" sur le thème "La Vie en Rose". Universellement universel. Parmi les nombreuses compagnies présentes et les 17 (!) créations co-produites de l'édition 2010, il faut retenir la présence, pour sa première invitation à la Biennale, du Tanztheater de Wuppertal de la grande Pina Bausch. Une des chorégraphes majeures du XXème siècle qui a disparu en 2009. Pour la première fois en France, on pourra admirer les danseurs virtuoses de la compagnie américaine Alvin Ailey 2 sur la musique des Tambours du Bronx. Autre temps fort avec le ballet d'Angelin Preljocaj et le Théâtre du Bolchoï qui signifie quelque chose, même pour ceux qui ignorent le monde de la danse. Et c'est pareil pour le "Sacre du Printemps" par les Ballets de Monte Carlo. Guy Darmet sait utiliser ce genre de notoriété pour faire aimer la danse. Last, but not least le "Balé de Rua", une compagnie brésilienne programmée à la salle 3000 en fin de festival. Avant le Défilé dans les rues de Lyon le 12 septembre. Dress code rose pour tous. Evidemment! Ajoutez ce flux RSS à votre lecteur préféré
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