
Il est question, en filigrane, de l'histoire d'une fratrie créatrice dans l'exposition "Bram et Geer van Velde: deux peintres, un nom" que le Musée des Beaux-Arts de Lyon consacre aux deux frères jusqu'au 2 août 2010. Elle a moins de séduction, de prime abord, que des expositions comme celle qui fut consacrée à Juliette Récamier et évidemment à "Picasso et les Modernes" dernièrement et pourtant, elle en vaut vraiment la peine. Présentée à Lyon après Beaubourg en rétrospective, elle permet de découvrir les tourments de la vocation artistique chez Bram, l'aîné, qui peint "ce qui l'empêche de peindre" et qui, à 85 ans, éblouit encore avec des œuvres qui témoignent, à la fois, de son énergie et de sa lassitude. Lui qui fut troublant d'indifférence, ou au moins de non expression, à la mort de sa compagne en 1959. Le cadet Geer (prononcer "Rere") est moins incongru, plus bourdonnant, vibrant, intense, mais calme et beaucoup plus apaisé. Les deux frères constituent un parcours entre le figuratif et l'impressionnisme et l'exposition donne à voir de nombreuses oeuvres qui n'ont pas été vues depuis longtemps. Il est indispensable d'en profiter. Ajoutez ce flux RSS à votre lecteur préféré
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