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MARSEILLE ENTRE HIER ET DEMAIN Imprimer Envoyer
Écrit par Martine Montémont   
Jeudi, 04 Mars 2010 16:32
Marseille qui a donné un fameux coup de rein quand le TGV a ramené à sa porte des Parisiens qui n'en pouvaient plus des brumes et des embouteillages. Ils ont découvert autre chose...

La Cité Phocéenne n'y va pas par 4 chemins et quand elle a posé sa candidature au titre de Capitale Européenne de la Culture 2013 (qu'elle a gagné, soit dit au passage...), elle a tout de suite annoncé la couleur. Il s'agissait d'enrayer un déclin annoncé. De reprendre la main et de profiter de sa situation sur la Méditerranée pour prendre la place de leader d'une future union qui borde les rives du berceau des civilisations. Frapper fort en somme.

Sur l'air de « t'as pas 100 balles », Marseille a touché le pactole. En mettant en avant tradition et modernité, la culture comme force de régénération, sa position de territoire d'immigration et de ville-refuge.
En la matière, elle absorbe assez naturellement les désordres des rives de la Méditerranée. La chance qu'elle a, avec le TGV, c'est d'accueillir les gens du Nord. Forcément fructueux.

Parce que les Bouches-du-Rhône et ses trois territoires (Marseille, Arles et la Camargue et la Provence) sont les invités d'honneur du 30ème Mahana de Lyon, la plus ancienne cité de France (elle avoue 2600 ans au compteur...) valait bien le voyage entre futur et idées reçues.

N'essayez pas de demander à voir le Café de la Marine (assez décevant soit dit en passant, mais ce n'est pas non plus un monument historique...), personne ne fera l'effort de vous le montrer. Et si vous voulez traverser la baie sur le tout nouveau « ferryboate » électrosolaire, qui tient un des premiers rôles dans la trilogie de Pagnol, vous le ferez tout seul. Marseille s'agace un peu devant les poncifs et on peut comprendre. Je suis bien placée pour le savoir. Quand les touristes viennent à Lyon seulement pour goûter aux tripes, au saucisson et au tablier de sapeur, c'est la même chose. César, Panisse et Monsieur Brun, même combat !

En revanche, on vous montre volontiers le café où se tourne « Plus belle la vie », le feuilleton à succès de France3, qu'il n'est pas politiquement correct de ne pas apprécier. Je ne fais pas partie de ceux qui se collent devant la TV tous les soirs à la place du Journal de 20heures. Je ne regarde pas le 20heures non plus d'ailleurs et je ne suis pas la seule !

Pas vue non plus la sardine. Celle qui a bouché le port ! Et pourtant, elle est partout. Marseille, c'est plus grand que Paris en superficie, Marseille c'est plus peuplé que Lyon (question de comptage, ça dure depuis des lustres), Marseille avec Euroméditerranée a ouvert le plus grand chantier de rénovation d'Europe (480 hectares). Là ce n'est pas faux. Mais il fallait bien ça.

Une seule des tours est construite à l'heure actuelle, mais celle-là comme toutes les autres, n'auront pas la possibilité de dépasser la hauteur (154m) de la Bonne Mère. A Marseille, ville de marins qui risquaient leur vie plus souvent qu'à leur tour, on ne plaisante pas avec ces choses-là. Dans le nouveau quartier qui ouvre sur la mer et qui accueillera le nouvelle gare TGV, les fameux studios de la Belle de Mai où travaillent des centaines (voire des milliers, on est à Marseille...) d'intermittents du spectacle, on produit des téléfilms (mais pas mal de navets...) à la chaîne. Et on espère bien développer le secteur pour faire de la capitale de la Provence, une sorte de Hollywood méditerranéen de la série télé.

Comme toutes les villes de première importance en France et surtout en Europe et dans le monde, Marseille a des talents dans tous les secteurs. La création de mode y est florissante et on compte de nombreux grands restaurants.
Le Petit Nice de Gérald Passédat, gratifié de 3 étoiles Michelin et d'une vue à couper le souffle ; Une Table au Sud de Lionel Lévy et l'Epuisette de Guillaume Sourrieu, que j'avais connu aux Fermes de Marie à Megève avant Nicolas Le Bec, au coeur du Vallon des Auffes sous la Corniche et dont la vue sur les îles du Frioul n'est pas le moindre des charmes. Il ne faut pas oublier Peron et sa cuisine de la mer très raffinée. Là aussi la vue sur la rade de Marseille est époustouflante.

Tout cela pour ne citer que les étoilés Michelin, mais si vous voulez de bonnes adresses sur Marseille et pas seulement des adresses de luxe, je ne saurais trop vous conseiller d'écouter la chronique de Bernard Loubat le matin sur France Bleu. Son enthousiasme est communicatif.

Parmi ses spécialités emblématiques, Marseille ne renie pas la bouillabaisse. Depuis 2005, l'Office du Tourisme et des Congrès propose un cours de bouillabaisse en partenariat avec le restaurant le Miramar dont le chef Christian Buffa révèle ses secrets pour cuisiner LA spécialité marseillaise. Evidemment, il y a aussi les spécialités plus confidentielles comme les navettes, délicieux petits biscuits artisanaux au parfum de fleur d'oranger, confectionnés sans levure et que l'on trouve chez José Orsoni dans le quartier du Panier, le plus ancien de la ville. Les huiles évidemment et aussi le pastis. Té !

A l'instar de Lyon, et contrairement à Paris, Marseille est une ville dont on s'échappe facilement. Pour filer dans les Calanques à découvrir en randonnée ou à bord du bateau solaire Le Solis, profiter des plages (il y en a une cinquantaine) et aussi plus au nord, de la Provence et de la Camargue. Une échappée belle en Arles, ville authentiquement romaine pour y découvrir la fabuleuse exposition « César Le Rhône pour mémoire – 20 ans de fouilles dans le fleuve en Arles » jusqu'au 19 septembre 2010 s'impose absolument et aussi pour profiter des charmes des étangs du delta et de ses chevauchées fantastiques le long des élevages de taureaux. Je vous en parle très prochainement...

 
CENTER PARCS PRINTEMPS-ETE 2010 Imprimer Envoyer



Center Parcs à le plaisir de vous annoncer que sa nouvelle brochure printemps/été 2010 vient de paraitre! Au fil des pages découvrez des Domaines d'exception situés au coeur des plus belles forêts de France :

En Normandie, le Domaine des Bois-Francs, en Sologne, le Domaine des Hauts de Bruyères, et dans l'Aisne, le Domaine du Lac d'Ailette.

Les domaines Center Parcs sont une destination idéale pour des vacances avec des enfants et pour toute la famille. De nombreuses nouveautés vous attendent : activités pour tous les âges, forfaits Nature et Spa et cottages encore plus douillets !


 
RAQUETTES ET RETABLES Imprimer Envoyer
Écrit par Martine Montémont   
Mardi, 23 Février 2010 08:58

Il faut s'y faire et c'est tant mieux. Aux sports d'hiver, seuls 50% des vacanciers s'adonnent aux joies de la glisse. Certains ne font que dévaler les pistes, s'éclater sur les snowparks et boarders cross et s'arrêtent tout juste pour engloutir un sandwich à l'heure du déjeuner, et encore !
Les autres répartissent leurs vacances entre les joies du ski et toutes les autres ressources de la station. Mais il en est même qui ne mettent pas du tout les pieds dans la neige sinon en intercalant une grosse semelle de bottes fourrées et de chaussettes chaudes entre le tapis blanc et eux.

Attention, ils sont de plus en plus nombreux et c'est même une tendance lourde. Le moyen d'échapper à des tarifs de remontées mécaniques très élevés, même là où ils sont très étudiés, d'accompagner familles et amis très sportifs sans se mettre à l'écart et surtout d'en profiter pour respirer et goûter aux bienfaits de la montagne et de l'altitude. 
Disons que je fais partie de la catégorie du milieu. Je ne résiste pas aux joies de la glisse, même si je préfère descendre une belle et longue bleue au soleil que m'aventurer sur les noires glacées et la poudre du hors-piste. Voilà qui me permet, comme je l'ai fait à Valloire à l'occasion du week-end du Concours International de Sculptures sur Glace fin janvier, de profiter de tout et de ne jamais laisser ma part au chat.

Le domaine skiable du Galibier Thabor permet de satisfaire tous les niveaux et de découvrir toute la chaîne des Alpes quand on monte jusqu'en haut. De mesurer aussi que l'on est au pied du fameux col qui fait vibrer les amateurs de vélo. A l'occasion du Tour de France, en appuyant sur les pédales ou en attendant la caravane le long de la route. Valloire n'a jamais besoin de poser sa candidature pour être visitée par la Grande Boucle. Le col du Galibier (2642m) est incontournable.

C'est à skis seulement que l'on peut se rendre dans un excellent restaurant de pistes (celle des Selles en l'occurrence) pour goûter la cuisine du Mérenger. Ainsi placés et quand il y a affluence, Denis et Annie Châtel, les propriétaires, pourraient même se permettre de faire mille fois moins bien et travailler quand même. Mais les pizzas sont excellentes et le plat du jour, en l'occurrence un bon boeuf bourguignon, tendre et fondant avec une excellente sauce ce jour-là, très généreux. Les tartes aux myrtilles et autres fruits de la montagne, fraîches et du jour.

Partout le long des murs, trônent de joyeux occupants. Une bonne centaine d'ours en peluche, tous plus mignons les uns que les autres. Le Mérenger est ouvert l'été pour les randonneurs et c'est à l'inter saison qu'Annie passe toute sa petite famille à la lessive. Dommage qu'au printemps et à l'automne la télécabine du Crêt de la Brive soit fermée, car tous les petits (et grands) personnages accrochés à la corde à linge par les oreilles en train de sécher doucement, doivent valoir le coup d'oeil !

Une fois dans le village, je ne résiste pas à suivre une très compétente guide du patrimoine pour découvrir l'église de Notre Dame de l'Assomption. Elle ne paie absolument pas de mine, comme toutes les églises baroques en général et celles de Savoie en particulier. Elles sont environ 80 en Savoie et Haute-Savoie et celle-là vaut surtout pour son monumental retable ("retro tabula", la table de derrière) de 10m sur 11.

L'église a été construite entre 1630 et 1682 et le retable majeur date de 1673. Mais il y en a 7 en tout. Le baroque est né en Italie. C'est à dire ici. Quand le Piémont, la Savoie, la Sardaigne et le Comté de Nice ne faisaient qu'un. C'est beaucoup plus tard que l'Italie s'est mise à exister. On fêtera d'ailleurs toute cette année les 150 ans du rattachement de la Savoie à la France.

Pas de Dieu vengeur, ni de chimères. Le grand retable rouge, vert et doré à l'or fin qui entoure le tabernacle, la voûte en gypserie et ses 248 anges joufflus donnent plutôt une fort belle image du paradis. Que l'on était sûr d'atteindre si l'on savait faire ce qu'il faut, c'est à dire acheter des indulgences. Comme les habitants des communes de montagne étaient assez aisés grâce aux vastes pâturages qui entouraient le village, ils n'hésitaient pas à mettre la main à la poche pour assurer leur avenir dans un au-delà nécessairement joyeux. Le baroque est au fond un art catholique en complète opposition avec l'austère réforme. Au-dessus du grand retable, on annonce la couleur avec la formule "Autel Privilégié". Ici, le mot compte triple.

On pourrait passer des heures à admirer les milliers de détails, l'esthétique mouvementée, les feuillages, les colonnes torses. A gauche du grand retable en pin cembro imputrescible (il n'a que peu été restauré en 300 ans) trône St Pierre et Ste Thècle à droite. Il s'agit d'une jeune fille noble de Valloire partie au VIème siècle à la recherche des reliques de Saint Jean Baptiste et surtout de ses trois doigts qui procédaient à la bénédiction. On en aurait retrouvé environ 178. Sans doute tous authentiques ! Et comme la vallée a de la suite dans les idées, on en retrouve l'effigie sur la lame des Opinel.

Les montagnards, confrontés à la rudesse des éléments, ne plaisantaient pas avec la foi. Il existe 17 chapelles dans les 17 hameaux rattachés au village. Bonnenuit est l'un d'entre eux. C'est là, le long de la rivière sous une neige abondante que nous avons suivi Thierry, accompagnateur en montagne qui raconte les traces d'animaux, les aigles royaux, les écureuils espiègles, les marmottes endormies, les chamois et bouquetins que l'on attrape à la jumelle et le cincle plongeur.

Il s'agit d'un drôle d'oiseau qui pêche en marchant au fond du torrent à contre courant. Un des soucis des accompagnateurs en montagne, c'est de faire comprendre aux randonneurs l'été que non, l'oiseau qu'ils ont trouvé "en train de se noyer", n'était pas en danger. C'est un jeune cincle à qui ses parents apprenaient à plonger. Il ne faut pas absolument faire traverser la rue à une vieille dame qui ne voulait pas aller de l'autre côté. Trop de sollicitude nuit parfois...

Retour dans Valloire, il ne faut pas oublier de faire emplette de Beaufort et de s'installer au Bistrot de Fred. On y sert une cuisine savoyarde de fort bon aloi avec un zeste de raffinement, beaucoup de fraîcheur et de générosité. Une table qui vaut le détour comme dit l'autre.

Et comme les vacances, moins c'est fini, mieux c'est, on se prépare pour l'été. La Fête du Fort du Télégraphe qui montait la garde entre Lyon et Milan du temps où les colporteurs étaient bien plus nombreux que les ramoneurs en Savoie, se tiendra au mois de juillet et, du 27 juin au 2 juillet, ce sera la fête du vélo. L'occasion d'attaquer les cols...

A lire : La Savoie des Retables. Trésors des églises baroques des hautes vallées. Ed. Glénat.

 
MÉTÉO

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HÔTEL, GÎTE OU CHAMBRE D’HÔTES ? Imprimer Envoyer
Écrit par Martine Montémont   
Jeudi, 11 Février 2010 21:21

De toutes les industries, tout le monde le sait, c'est le tourisme qui marche le mieux. D'autant que, malgré la crise - toutes les études sont formelles - le dernier luxe que les Français sont pas prêts à sacrifier, ce sont les vacances. Tout plutôt que ne pas boucler ses valises pour fuir le quotidien.

Ce qui en dit long sur la vie ordinaire... Il y a même une notion d'urgence dans l'idée de prendre des congés. Dans l'idée que "c'est toujours ça de pris !" et que "si on laisse passer le temps, en matière de vacances, ce n'est jamais rattrapable".

Si on n'est pas parti en 2009 et même si on s'échappe 3 ou 4 fois en 2010, ce qui est perdu est perdu et personne n'est prêt à lâcher l'affaire.
Ce qui signifierait donc que tous les acteurs du tourisme sont sur un créneau porteur. Mais ce n'est pas aussi simple. Dans les 10 années qui viennent, le marché du tourisme et des loisirs aura doublé et ça, c'est une bonne nouvelle. Mais la mauvaise, c'est que l'offre aura triplé. Et même si la classe moyenne chinoise émergente y met du sien, tous les hôtels, gîtes et chambres d'hôtes n'afficheront pas complet. C'est surtout vrai pour le grand luxe hors de prix qui a pris la crise de plein fouet notamment dans les villes et à Paris l'été dernier.

Mon petit doigt m'a dit qu'à l'exception de quelques maisons solidement installées depuis des lustres et dont la qualité des prestations n'est plus à prouver (je pense au Chabichou et il n'y a là aucun favoritisme), certains hôteliers de Courchevel et loueurs de chalets de luxe ont attendu le client. Enfin, les vacances d'hiver commencent tout juste. On verra bien...

Les consommateurs ne jurent plus que par les gîtes, les chambres d'hôtes et même l'hôtellerie de plein air (le camping) qui ont su prendre le train en marche et qui sont surtout bien moins chers que les hôtels. Mais ce n'est pas une généralité. De plus en plus, d'aimables personnes transforment la maison de famille en maisons d'hôtes et il n'est pas rare que la nuit soit proposée à plus de 100EUR. Ce que justifie peut-être la déco cosy ou archi tendance, la gentillesse de ceux qui reçoivent et les talents de cuisinière de la maîtresse de maison. La disponibilité aussi et le souci de faire découvrir les trésors de la région et de guider les clients. Mais ce n'est pas une recette infaillible. Bien des propriétaires ont dépensé beaucoup pour retaper et décorer et le pouvoir d'achat des clients n'a pas forcément augmenté.

Tout ça pour dire qu'il reste des perles dans l'hôtellerie traditionnelle. Je vous ai déjà donné mes adresses préférées, le Beauregard à la Clusaz, mais aussi Schaeffer à Serrières dans l'Ardèche et la formidable Auberge des Montagnes et ses annexes à Pailherols dans le Cantal. Mais il est aussi des hôtels et des restaurants qui s'endorment sur leurs lauriers et ne savent pas du tout évoluer.

Comme ce restaurant en station dont je tairai le nom, parce que depuis mon expérience, la serveuse revêche n'est peut-être plus en poste. Elle a accueilli comme des intrus un groupe d'une vingtaine de personnes (dont j'étais...) qui avait réservé. En demandant à la cantonade qui allait payer. Tout juste s'il n'a pas fallu produire une pièce d'identité pour manger une spécialité au fromage et aux pommes de terre noyée dans le gras et une part de tarte aux fruits qui n'était sans doute pas du jour.

Expérience différente à quelques jours de là à l'Ermitage des Frasses dans le Jura, autour d'une raclette aux 3 fromages, accompagnée d'une salade fraîche et craquante, d'une excellente charcuterie, de bons vins du cru, de pommes de terre tout juste cuites (c'est à dire pas réchauffées) et du sourire des propriétaires. Addition ? Environ 1/3 par personne par rapport à celle des précédents. Ça fait rêver... Ce sont eux, perdus sur leur plateau sauvage du Jura qui m'amènent à vous parler de ce département austère et chaleureux qui affiche avec le Doubs son voisin, les températures les plus basses de France.

Quand ils font des promos pour la Saint Valentin, ils ne font pas dans la guimauve. Ils proposent aux amoureux d'expérimenter la passion de l'effort en participant à la Transjurassienne, une épreuve de ski nordique bien "bavante" et bien sauvage. Après le 13 et 14 février, dates de l'épreuve, il sera toujours possible de visiter le parc polaire de la forêt du Risoux, un parc animalier qui abrite la plus grande meute de chiens polaires d'Europe et un troupeau de rennes. On est là dans le vrai décor naturel des "Granges Brûlées" avec Alain Delon et Simone Signoret ou encore de "La Veuve Couderc" avec les mêmes. La ferme de Philippe Canteux, ancien kiné à Avoriaz, reconverti dans l'élevage de vaches montbéliardes, de lamas et dans le ski-joëring tracté par un cheval, ressemble tout à fait à ça.

Le Jura regorge de ressources étonnantes. Les vaches ci-dessus nommées donnent du lait pour la fabrication du comté et du morbier. A acheter et à découvrir à la fruitière qui vend aussi des produits régionaux comme les glaces de la Ferme, produites artisanalement par Alexandre Perrin à Fontenu et les merveilleux vins jaunes du Jura. Ou encore après une stupéfiante visite au fort des Rousses où mûrissent les meules de comté Juraflore ainsi nommé parce que les fromagers jurassiens montaient à la capitale avec le cheval et la voiture et s'arrêtaient à Saint Germain devant le Café de Flore à une époque où Juliette (Gréco), n'avait même pas encore son premier nez.

On est tout près de la station des Rousses et si près de la Suisse que les portables s'affolent à chaque détour de sentier. On pousse alors jusqu'à Prémanon au centre Paul Emile Victor, natif de la région. C'est là que le directeur Stéphane Niveau, prépare les stagiaires qu'il emmène ensuite conduire des attelages de chiens de traîneaux au Groenland. A moins qu'ils ne préfèrent les raids dans les forêts jurassiennes glacées et ensorcelantes.

Au chapitre des douceurs, le Jura n'est pas en reste. Abstraction faite du plus jurassien des grandes toques, Jean-Paul Jeunet à Arbois qui tient toujours le haut du pavé, il y a aussi Thierry Moyne, le chef de la Balance qui ne manque pas d'idées et n'hésite pas à utiliser la truite des rivières du Jura pour en préparer les filets en tempura avec une sauce au vin jaune. Délicieux.

La petite cité d'Arbois où est né Pasteur cumule les talents et tous les grands vignerons du Jura y tiennent boutique. Aux côtés du MOF Edouard Hirsinger, talentueux chocolatier qui a installé un adorable musée dans son sous-sol.

Il ne faut pas manquer se suivre la Route des Savoir-Faire du Haut-Jura et découvrir la fabrique de couteaux de Morez du Champenois, adopté par le Jura, Christophe Blot. Et de faire un tour jusqu'à la brasserie Rouget de Lisle (encore un natif du coin...) à Bletterans près de Lons-le-Saunier qui est une de celles qui a remis la bière artisanale au goût du jour. Au pays de grands vins, c'est audacieux, mais pas du tout incompatible.

 
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NICOLAS VANIER CAMPE DANS LE VERCORS




Nicolas Vanier, l'aventurier des glaces, voyageur du froid et un des organisateurs de la Grande Odyssée a choisi le Vercors que l'on appelle volontiers "la petite Sibérie" pour y installer à l'année son camp de base, préparer ses équipées et faire partager sa passion. Il considère le Vercors et il le dit lui-même comme "un des plus beaux sites d'Europe pour la randonnée en traîneaux à chiens". Dès l'hiver 2010, l'éco-camp propose à tous ceux qui en rêvent l'initiation à la conduite d'attelage, des randonnées raquettes et la pratique du ski-joëring cette spécialité nordique qui consiste à suivre un cheval sur des skis. Le campement nomade est constitué de tipis et de chalets traditionnels, mais aussi de tentes évènes comme les utilisent les peuples de Sibérie. En été, on pourra pratiquer la randonnée équestre, la cani-rando, la visite du chenil et du potager. Le but est aussi de sensibiliser les visiteurs et acteurs à une vraie démarche éco-responsable en les faisant vivre dans des maisons équipées de panneaux solaires, d'un poêle à bois et de toilettes sèches, apprendre à planter des tomates dans le potager bio et autres gestes naturels. Nicolas Vanier a réalisé le film "Loup" sorti en décembre 2009. Il est l'auteur de nombreux ouvrages comme "l'Odyssée Sibérienne", "L'Enfant des Neiges", "Le Dernier Trappeur" aux éditions du Chêne...
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